Sources Chinoises, 19 mars 2026

La position chinoise sur le recouvrement d’avoirs lors de la dernière conférence des États parties à la CNUCC (2025)

Lors de la 10e Conférence des États parties à la CNUCC (décembre 2025, Atlanta), la Chine a réitéré sa priorité : le recouvrement des avoirs volés comme pierre angulaire de la coopération anticorruption.

Pékin a mis en avant trois axes :

Un bilan flatteur : La Chine se présente comme l’un des premiers contributeurs au recouvrement d’avoirs, citant des cas comme le rapatriement de plusieurs milliards de dollars depuis 2012 (ex : affaires liées à des fugitifs comme Xiao Jianhua ou Lai Changxing).

Ces opérations sont systématiquement médiatisées pour souligner l’efficacité du modèle chinois.

Une critique voilée de l’Occident : Sans nommer les États-Unis ou l’Europe, les délégués chinois ont dénoncé les obstacles juridiques créés par certains pays pour bloquer les restitutions (ex : procédures judiciaires interminables, exigences de preuve irréalistes). La Chine a appelé à simplifier les mécanismes via des accords bilatéraux, en dehors du cadre onusien.

Une offre alternative : Pékin a proposé de renforcer la formation des pays du Sud en matière de traçage des avoirs, via des programmes comme l’Initiative de coopération judiciaire Chine-Afrique (lancée en 2023). L’objectif est de créer une dépendance technique à l’expertise chinoise, tout en marginalisant les acteurs occidentaux (ex : le Stolen Asset Recovery Initiative de la Banque mondiale).

Stratégie sous-jacente : En se posant en champion du Sud, la Chine cherche à délégitimer les initiatives occidentales (ex : les sanctions américaines) et à imposer sa propre norme de coopération, moins contraignante pour ses alliés.


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